Zineb Sedira
avril—juillet 2025À propos de l'artiste
Zineb Sedira est née à Paris en 1963 et vit et travaille entre Paris, Londres et Alger.
L’œuvre de Zineb Sedira explore l’intime et le biographique dans une perspective multiculturelle, en interrogeant les récits de la migration, de la mémoire et des identités. À travers la photographie, la vidéo, la sculpture, l’installation et la performance, elle fait de l’art un acte de résistance contre l’oubli et les récits dominants. D’abord centrée sur son histoire familiale et ses identités algérienne, française et britannique, sa pratique s’ouvre progressivement à une dimension collective et universelle fondée sur le dialogue et la collaboration. Après son retour en Algérie au début des années 2000, elle développe une démarche nourrie par la recherche, les archives et les témoignages afin de réactiver des mémoires occultées et de transmettre l’histoire aux générations futures. Son intérêt pour les années 1960-1970, marquées par les mouvements de libération africains et l’essor du cinéma militant algérien, lui permet d’explorer les notions d’altérité, de solidarité et d’hospitalité.
A l’Atelier Calder, le projet de résidence de Zineb Sedira était en lien direct avec une exposition personnelle à la Tate Britain à Londres (mai 2026), l’artiste a mis à profit son temps de résidence pour réaliser un travail de recherche, à partir d’archives cinématographiques. Elle a pu également expérimenter différents dispositifs d’accrochages. Dans Les rêves n’ont pas de titre (2022), Zineb Sedira met en avant les liens qui unissent l’histoire de trois centres de l’avant-garde cinématographique des années 60-70 à Venise, Alger et Paris, d’oùsont nées de nombreuses et fructueuses coproductions.