Mimi Park
septembre—décembre 2026
À propos de l'artiste
Mimi Park est née à Séoul, en Corée du Sud, en 1996 ; elle vit et travaille à Brooklyn.
Son travail réunit matériaux naturels (poussière, graines, terre, plantes..) et éléments manufacturés ou mécaniques, donnant naissance à des installations sculpturales cinétiques, souvent fragiles et en constante évolution. Park explore les relations entre construction et décomposition, vie et dégradation, matière et mémoire. Ses œuvres mettent en évidence la circulation et la transformation perpétuelle de la matière, tout en questionnant la valeur, le soin et ce que signifie “tenir” ou “garder” dans un monde où tout est éphémère. L’artiste intègre fréquemment des dispositifs électromécaniques, capteurs et petites sculptures animées — les Coplees— qui réagissent à la lumière, au mouvement ou à la présence du public. Cette vitalité, réelle ou suggérée, s’accompagne d’une acceptation assumée de la fragilité : pannes, arrêts, dissolution progressive et altérations font partie intégrante de l’œuvre. Park considère ces transformations comme une métaphore du vivant, une manière de rendre visibles des phénomènes invisibles — poussière, flux, résidus, énergie, mémoire — et de reconsidérer la valeur des choses ordinaires.
Durant sa résidence, Mimi Park proposera une installation de grande ampleur fondée sur une collecte minutieuse de matériaux issus des environs de Saché, qui sera présentée dans le cadre du Festival AR(t]CHIPEL, en octobre 2026. Engagée dans une observation attentive de la phénologie du site, elle intégrera dans son œuvre les transformations du paysage au fil des saisons. La transition physique et symbolique entre New York et Saché nourrira ce processus, les matériaux collectés devenant les témoins d’écosystèmes spécifiques et des relations nouvellement créées avec le territoire.