Valerie Snobeck

mai—juillet 2018

À propos de l'artiste

Valerie Snobeck est née à Wadena, dans le Minnesota, en 1980, et vit et travaille à New York.

Valérie Snobeck déstructure les matériaux. Elle prend un miroir et par des processus impliquant des acides, grattages, incisions, frottages, elle retire le métal au dos de la surface : sur les plaques ne restent que de subtiles traces de leur vie passée. Elle obtient ainsi des surfaces graphiques, embellies d’ombres et de nuances métalliques, jouant par instant de l’opacité, de la translucidité et du miroitement. Les interventions de Snobeck attisent le conflit entre alchimie et machine. La déliquescence bouscule l’ordre des informations, mais engage la perception du processus matériels qui déterminent ce que nous construisons et ce que nous créons. Autant de vents contraires qui doivent servir le mouvement en avant pour peu qu’il ne soit pas simplement admis comme une fatalité.

Avant sa résidence, Valérie Snobeck a mené un travail de recherche auprès de l’Agence de Protection Environnementale, située à Washington D.C, poursuivant ainsi sa réflexion sur la politique environnementale menée par les Etats-Unis. En s’appuyant sur une étude précise, l’artiste a choisi d’orienter sa démarche vers le bâtiment qui abrite le siège de l’EPA, en développant un processus de ré-interprétation des éléments architecturaux qui composent sa façade de style néo-classique : fenêtres, portes, niches en pierre, arcs, encorbellements,… Si chacun de ces éléments identifiables, tous vont subir une modification importante, et seront intégrés à des dispositifs complexes, où l’artiste déconstruit les mécanismes habituels par lesquels nous restons du sens et des valeurs aux choses que nous croyons connaître.