Rachel Harrison
septembre—décembre 2012À propos de l'artiste
Rachel Harrison est née à New York en 1966 ; elle vit et travaille à New York.
Rachel Harrison dérange les frontières entre abstraction et figuration, en associant la sculpture à d’autres médias, en naviguant entre l’espace réel et l’espace imaginaire. Ses sculptures semblent à la fois finies et toujours en chantier, fragiles et éphémères. La plupart de ses œuvres mélangent le « ready made » et le « fait main », perturbant la perception de l’ensemble de l’œuvre. Ainsi, sur une sculpture abstraite peut surgir un petit objet reconnaissable ou le portrait d’un acteur. Ces contradictions perturbent sans cesse la perception de l’œuvre. Rachel Harrison interroge et dérange les codes traditionnels de la sculpture. Certaines sculptures sont directement posées au sol, d’autres sur des cartons d’emballage, sur des boîtes en bois renfermant elles-mêmes d’autres objets, ou plus classiquement sur des socles blancs. Rachel Harrison brouille les pistes, elle utilise le socle également comme un élément perturbateur, ou au contraire totalement intégré aux œuvres. Ce qui permet à l’artiste de réaliser des associations de matières, de couleurs, de références culturelles surprenantes, renforçant la confusion des codes. Cette œuvre hybride multiplie les références, à la photographie, aux objets trouvés, à des éléments sculpturaux, sollicite le spectateur non sans un certain humour parfois noir ou grinçant.
Le travail de Rachel Harrison est étroitement lié à son environnement, être immergée à Saché durant trois mois dans un contexte totalement différent de celui où elle vit habituellement, lui a permis d’aborder un nouvel aspect formel dans son travail.