Marin Kasimir

septembre 1990—juin 1991

À propos de l'artiste

Marin Kasimir est né à Munich en 1957 ; il vit et travaille à Bruxelles.

Marin Kasimir développe ses premiers outils artistiques au début des années 1980 : peinture, sculpture et installation, ses œuvres en volume traitent déjà de l’espace et du bâti, jusqu’à constituer des constructions « praticables », sous la forme de pavillons autonomes (Ovalon, 1985). La photographie panoramique devient son principal mode d’expression. Combinant méthodologies et références à la peinture et au cinéma, il s’intéresse aux principes de l’anamorphose, au bizarre, à la perspective, au reflet, pour mener une réflexion sur l’espace public et son organisation sociale, politique, esthétique, culturelle. L’artiste théâtralise le paysage et le recompose selon des visions étirées, pour l’étendre à des formes d’ « ubiquité utopique ».Les photographies panoramiques de Marin Kasimir sont réalisées avec un appareil photographique rotatif qui tourne sur son axe (appareil « roundshot » créé en 1990 en Suisse), pouvant élargir le champ de vision jusqu’à 360°. Elles se situent à la croisée de la peinture murale, de la photographie, du cinéma et de l’architecture. L’artiste y met en scène la perception, recompose le point de vue et modifie les rapports d’échelle, inventant en cela une chronique dynamique de l’environnement urbain contemporain.

À l’Atelier Calder, Marin Kasimir développe un travail autour de la perception de l’espace et de la mise en relation de différents lieux. Les images ainsi produites, à mi-chemin entre la photographie et le cinéma panoramiques, restituent certains espaces en réunissant différentes époques et réalités en une seule vision. C’est au cours de sa résidence qu’il a également créé ses « sculptures/reliefs » à partir de profils de visages et de corps.En fin connaisseur de l’histoire du panorama, l’artiste utilise celui-ci afin de recomposer le paysage à la mesure de ses visions, en élargissant le point de vue réel, ou celui, limité, de l’œil humain. Il s’agit en général de paysages urbains, ou de périphéries urbaines, de paysages du quotidien dont la perspective est étendue à la fiction.