Attila Csörgö

mars—juillet 2011

À propos de l'artiste

Attila Csörgö est né à Pécs, en Hongrie, en 1965 et vit et travaille à Budapest.

Attila Csörgö s’attache à donner forme aux lois et aux structures invisibles qui régissent le monde. Passionné par la cosmologie, la physique, les mathématiques et la géométrie, il conçoit ses œuvres comme autant de résolutions visuelles et ludiques de problèmes scientifiques complexes. S’appuyant sur de savants calculs, ses sculptures, installations ou photographies donnent lieu à de fascinantes illusions d’optique impliquant le mouvement et la lumière. Elles déstabilisent nos habitudes de perception et interrogent de grandes notions universelles comme le rapport au temps et à l’espace. C’est avec des moyens simples que Csörgö aborde ces phénomènes scientifiques complexes. Pour créer ses étonnantes équations visuelles,Il fabrique ses propres machines dont il revendique l’aspect « bricolé », à l’instar des outils parfois rudimentaires qui ont accompagné les grandes découvertes scientifiques.

Pendant sa résidence à l’Atelier Calder, Attila Csörgö a poursuivi ses recherches sur les illusions optiques générées par la combinaison de la lumière et du mouvement. Pour cela, il a conçu un dispositif minutieusement élaboré, Clock Work, associant une structure géométrique en mouvement et la projection d’images. Derrière l’apparente simplicité des matériaux employés, ce dispositif est le fruit d’une réflexion complexe. Pour cette œuvre, l’utilisation d’une forme conçue par l’artiste permet d’étonnantes projections. En effet, l’objet est éclairé par deux sources lumineuses réfléchies par des miroirs de télescopes. Ainsi, il obtient deux ombres portées formant des figures très différentes : la première représente un cercle à l’intérieur duquel se déplace une aiguille (symbole du temps qui passe) et la seconde le signe de l’infini. C’est l’association de deux concepts opposés qui est au cœur de ce projet, le mouvement qui est en relation avec le temps et le changement alors que les figures géométriques sont probablement les éléments les plus statiques réalisés par l’homme.